· 

Les enculturés, p. 136-138.

30/05/2017.

L'État, par le biais de sa justice, parvient toujours à fabriquer les coupables dont il a besoin. Au Moyen Âge on avait inventé le truc des sorcières pour régler la question.

Aujourd'hui, ce stade est dépassé.

L'État de droit démocratique se donne des lois qui lui permettent de mettre en accusation n'importe qui, serait-ce des citoyens irréprochables. C'est simple, on concocte des lois tellement débiles (car antinomiques) qu'il suffit de les respecter pour basculer dans l'illégalité. (Sauf, nous l'avons déjà dit, si vous avez assez de pognon pour vous payer la Ferrari judiciaire).

Il est vain de lutter contre des lois truquées que l'Etat tourne toujours à son avantage sans craindre de marcher sur la gueule de ceux de ses citoyens qui n'ont pas les moyens de faire respecter leurs droits.

La brutalité, (dans notre cas, celle des institutions), ne connaît que le langage de la violence, (celui de la bêtise, si l'on préfère), c'est le seul qu'elle entend et peut éventuellement redouter. Ce qu'elle ne craint pas, la brutalité (ou la bêtise,) le méprise. Alors, quand on n'a pas les moyens de lui opposer une force supérieure à la sienne, comment faire ?

Comment faire quand le bon peuple, les médias, l'opinion, nos élus, s'obstinent à ne pas vouloir croire ce qu'ils ont pourtant sous les yeux ? Je parle de cette « putain » de protection des adultes vulnérables, un système qui fabrique ouvertement des sous-hommes. 

Pourquoi, quand on n'est pas plein aux as, célèbre ou puissant, faut-il poser des bombes pour se faire entendre dans ce pays ?

Ce système moyenâgeux de la protection des adultes vulnérables dure depuis des décennies. Que se dit-il dans les milieux politiques ? Qu'on peut bien attendre encore un siècle ou deux ? Qu'il y a plus urgent ? Qu'après tout, nous ne sommes pas vraiment des hommes, nous, les dysgénètes ? Ne serait-ce pas un brin fétide, cela ?

L'Occident aime à paraître démocrate (beau, propre, intelligent, cultivé, et cetera). Ce qu'il n'est pas, bien sûr, mais là n'est pas l'important, on a l'air de, on fait comme si. Il suffit pour le croire de porter les orbières du dressage (certains appellent cela l'éducation) qui occultent les zones d'ombre portées au tableau.

Il n'est pas rare que la culture rende con. Mieux vaut être bien défriché que mal cultivé. 

 

31/05/2017.

Mes comptes sont approvisionnés, pourtant, ça fait un mois qu'on ne me reverse plus le moindre centime pour mon quotidien.

« C'est pas grave, je vais vous expliquer. C'est un effet secondaire, une retombée de mon refus de continuer un cirque qui ne me concerne pas, savoir, être mis sous la « protection » des dangereux cyborgs pseudencéphales de la tutelle ».

Je fais quoi, là ? Je bouffe des clous ? Sans revenu, comment fais-je pour m'alimenter ? Quand vous privez un animal de nourriture, la levée de bouclier est immédiate, le tollé général, mais un « protégé » n'est pas un animal, c'est une chose.

Vu que les défenseurs des droits de l'Homme ont mieux à faire, et que ceux de la cause animale n'ont aucun souci des choses, à qui s'adresser pour dénoncer les errements de la « protection » ? Quand je pense que certains s'interrogent sur l'opportunité d'instaurer une charte pour encadrer les droits des robots ! Tiens ? Ne serait-ce pas ce qui conviendrait aux individus qui ont un statut de choses ?

Ce que j'en pense ? « Finalement, elle arrive pile poil cette pratique monstrueuse d'un appareil tutélaire sans âme qui espère me tenir par le pognon, puisque j'ai l'intention d'entrer en grève de la faim à partir du 28/06/2017 et que j'ai assez de tune pour aller jusque là. On me coupe de mon fric ? Ça tombe bien, justement, je n'en avais plus besoin. Super ! Non ? »

J'en ai parlé ailleurs, dans les années 40, la France a laissé mourir de faim dans les 50000 handicapés. Ce n'était pas tout à fait des hommes. La même cause a emporté Mme Sylvie Velghe. C'est mon tour, aujourd'hui. La France est très attachée à ses traditions.

Ajoutons que la Justice détenant ma carte vitale depuis 6 mois, si cela s'avérait nécessaire, en l'absence de cette carte et sans fric j'aurais le plus grand mal à me faire soigner. Pas grave ! En général, on cesse de s'alimenter dans l'intention de mettre un terme à sa vie, donc la négligence de l'appareil judiciaire est sans incidence, puisque la mort ne se soigne pas encore. (Restons positif).

Il faut bien reconnaître qu'une majorité des Français n'en ont rien à foutre que leurs autorités se donnent le pouvoir illégitime de torturer, d'avilir, de chosifier, de trucider légalement (i.e. en toute impunité) des êtres humains dont le seul tort est de ne pas être en état de se défendre (Sylvie Velghe, Nathalie Dale, Francis V*, etc.). Pour eux, la seule chose qui compte, c'est de ne pas le voir, de ne pas le savoir pour ne pas être obligé de le croire. (Sinon ils seraient des pourris d'accepter d'être démocrates à ce prix, n'est-ce pas ? Tandis que là, c'est vrai qu'ils sont un tantinet monstrueux sur les bords, mais comme ils l'ignorent, ce n'est pas grave).

« Comment leur en voudrais-je ? Quand tout allait bien pour moi, je faisais comme eux, me posant pareillement cette question ontologiquement incontournable : Pourquoi s'emmerder à réfléchir quand il est tellement plus amusant d'être bête ? »

Nous avons défini la démocratie comme l'art de faire des saletés qui ont l'air d'être propres. Pas de camps de concentrations : on a l'exclusion planifiée ; pas de chambres à gaz ou de fours crématoires : on pousse les individus à l'autodestruction ; plus de Juifs, de Tziganes, de Témoins de Jéhovah : on les a remplacés par les faibles dont la disparition, même suspecte, passe toujours inaperçue. En plus tout le monde les déteste parce qu'ils sont, en général, souffreteux, laids, guenilleux, sales et qu'ils puent. C'est-y pas génial, l'État de droit ?

Écrire commentaire

Commentaires: 0