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Vive les suicideurs, p. 98-99.

31/01/2016. 

1) Lorsque l'on pose un objet devant des gens et que ceux-ci affirment ne pas le voir, deux possibilités s'offrent à nous :

a - Il est exact qu'ils ne le voient pas, donc, ce sont des malvoyants ;

b - ils le voient parfaitement et jouent les ânes en prétendant qu'il n'y a rien, ils sont malhonnêtes.

Aveugles ou véreux laisserai-je ces individus faire la loi chez moi ?

2) Cette mesure de protection à laquelle je suis soumis se révèle n'être en réalité qu'un artifice juridique destiné à me priver de mes droits, de mes libertés fondamentales et de toute dignité, en violation de toutes les lois et conventions actuellement en vigueur, tant françaises qu'internationales.

En théorie, la loi c'est la loi, elle s'impose à tous, à l'État, à ses institutions, à son appareil judiciaire, au P***. Nul ne peut passer outre, serait-ce au nom de la Loi. Et pourtant, l'actualité nous oblige à le constater : la loi enfreint la loi au nom de la loi, et c'est légal, surtout si ça ne l'est pas. (La Cour européenne a maintes fois épinglé la France pour ses manquements en matière des Droits de l'Homme). 

3) La « protection des personnes vulnérables », telle que pratiquée chez nous et décrite ici, constitue pour ceux sur lesquels elle exerce ses méfaits une source de nuisance et un réel danger. Danger pour leurs biens, leur équilibre mental, leurs droits, leurs intérêts en général. Un danger aussi pour la démocratie (ou ce qu'il en reste). 

4) J'ai exigé que mes versements hebdomadaires soient révisés à la hausse à diverses reprises. Pas de réponse, nulle suite, aucune explication. On m'interdit de vivre en me confisquant mon propre argent. Au nom de quoi ? On marche sur la tête, dans ce pays ! À croire qu'il instaure des lois dans l'unique but de pouvoir déclarer la vérité illégale

Je passe sur la gestion « bordélique » de mes affaires. En absence de contrôle sérieux, le P*** se permet tout et n'importe quoi pendant que, privé d'informations, je suis tenu à l'écart et cela sans que je dispose de moyens de recours puisque la loi en me donnant le droit de ne pas avoir de droits, m'en a privé. (L'intelligence de la bêtise !)

 

06/02/2016.

De novembre 2015 à février 2016, j'ai reçu plusieurs courriers émanant du P*** et adressés à Mademoiselle Philip K*. (Les choses n'ont pas de sexe). Ça m'a fait sourire, mais je n'ai rien dit. Me contentant d'écrire un poème intitulé « Comme Tirésias ».

Nos deux corps s'enlaçant, (ô, l'étrange douceur !)

Je rêve d'une étreinte où je serais ta sœur,

Et qu'elle trouve, alors que le désir s'invente,

Sur moi ta main posée un corps d'adolescente.

 

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