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Décervelage tutélaire, p. 85.

02/05/2015.

Fin avril, j'ai reçu, daté du 23, un courrier émanant du P***. Très instructif à divers égards, notamment au sujet du radiateur. Voyons la version du P*** à ce propos  : «  En ce qui concerne le problème du chauffage que vous évoquez dans votre e-mail, nous avions contacté le chauffagiste en date du 15/01/2015. Ce n'est que lors de notre visite du 10/02/2015 que vous nous avez déclaré qu'il n'était pas venu. Nous l'avons donc relancé le 10/02/2015 puis il est intervenu à votre domicile.  »

Qu'est-ce que c'est que ces idioties  ? Il faut savoir, non  ? Il y en a une qui me dit que je n'ai rien signalé en janvier, et l'autre (en plus il n'était pas là  !) qui affirme le contraire mais pour me sortir que si le réparateur n'est pas passé j'en suis seul responsable.

Voyons ce que me dit le P***. Il a contacté le chauffagiste le 15 janvier, mais comme il n'est pas venu, c'est ma faute. Pardon  ! Ce n'est pas tout à fait cela. C'est de ma faute s'il n'est pas venu parce que je n'ai pas signalé qu'il n'était pas venu. (Oui, je sais, exposé de la sorte, c'est tout à fait ridicule, mais qu'y puis-je  ?)

Admettons la véracité de cette assertion du P*** concernant le chauffagiste, la feinte qui vise à m'imputer la responsabilité du retard pris pour l'intervention ne tient pas la route. En effet  : «  comment pouvais-je savoir qu'il aurait dû venir, puisque tu ne m'as rien signalé, et banane  ?  » (Là je parle au P***). D'un autre côté, s'il n'a pensé qu'en avril à faire intervenir le réparateur le 15 janvier, c'était dur de m'avertir.

Au départ, je me suis appuyé sur cette histoire de radiateur pour montrer que le P*** fait des erreurs comme tout le monde. Rien de plus. Qui n'en fait pas  ? La maturité consiste à savoir les reconnaître, mais comment réagit le P*** pris sur le fait  ? Au lieu de s'excuser, il s'installe dans un déni digne d'un mouflet de quatre ans  : «  c'est pas moi, c'est lui  ! » 

Mme C* et sa boutique se contredisent, mais ce n'est pas grave, il n'y a pas de traces. «  Le cynisme, le mensonge et le non-respect de la parole donnée deviennent monnaie courante  » nous signale M.-F. Hirigoyen en parlant des pratiques dans l'entreprise.

C'est sûr que des jean-foutre qui se torchent avec leur propre charte et trouvent normal de traiter des gens comme des choses n'en sont pas à une bassesse près, réécrire l'histoire ne les indispose pas et ils ne craignent pas au passage de me présenter comme un affabulateur. Tant qu'à faire d'être lâche, autant y aller à fond, n'est-ce pas ? Car outre que d'être dépourvue de pudeur, la bêtise est lâche. Quand on a l'avantage de détenir un pouvoir discrétionnaire, que risque-t-on  ?

Ces façons du P*** participent de la stratégie du déni décrite par M.-F. Hirigoyen dans «  Malaise dans le travail  »  : «  Il ne s'est rien passé, cette personne invente ses plaintes  ! » ajoutant ailleurs : «  Le but est de déstabiliser l'autre afin de ne plus avoir en face de soi un interlocuteur capable de répondre  ».

Allez  ! On va dire que Mme C* ne s'est jamais brûlée et qu'elle n'a rien pu oublier pour la bonne raison que cette année-là, exceptionnellement, il n'y a pas eu de mois de janvier. Ben oui ! S'il n'y a pas eu de mois de janvier, comme aurais-je pu la voir et l'informer de quoi que ce soit ! On va dire que mon chauffage n'a jamais connu de problèmes, au reste, y a-t-il vraiment un radiateur  ? Cet objet n'est-il pas une production fantasmatique de mon esprit perturbé  ? Avec le P***, Poe, Lovecraft, Jean Ray ou Philip K. Dick n'ont qu'à bien se tenir.

Voilà  ! La question du radiateur est réglée, la P*** n'y est pour rien, on n'en parle plus. S'il y a des surcoûts pour le poste chauffage, on dira qu'on ne sait pas d'où ils viennent. (Soit dit en passant, si je n'avais pas été sous curatelle renforcée, c'était réglé dès décembre).

Nous avons là un superbe échantillon des manœuvres sournoises auxquelles est capable de se livrer le P*** dans son entreprise de décervelage de ses «  protégés  ».

 

03/05/2015.

N'est-il pas étrange, si je désire savoir où j'en suis (situation financière, dossier retraite), qu'il me faille courir après ces gens du P*** pour obtenir des informations qu'ils sont légalement obligés de me fournir  ? (Loi n° 2007-308 du 5 mars 2007).

Or, soutenu par l'appareil judiciaire, le P*** estime qu'il n'a pas de comptes à me rendre. Pourquoi  ? Simplement parce que je suis une chose. C'est la Loi qui l'affirme...

Et la charte  ? Quoi, la charte  ? Elle s'applique uniquement aux humains, si «  je  » est une chose, (pourquoi en douter puisque la Loi le dit), les choses n'ayant pas d'ego, le P*** n'a pas à se préoccuper de moi. Non mais, qu'est-ce que c'est que cette prétention qui est la nôtre, à nous, les choses, de vouloir être traitées comme des humains  ! Quand même  ! C'est indécent.

Pourtant, si d'un côté, le P*** me traite comme un demeuré, (ou une chose), de l'autre, il se trouve des personnes qui priment ou publient mes écrits. N'y aurait-il pas un problème  ?

Pas du tout  ! Pour le P*** et l'appareil judiciaire, je suis une chose qui sait écrire, ce n'est pas incompatible...

 

… pour les gens qui croient intelligent d'être bêtes.

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