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Décervelage tutélaire, p. 69.

06/02/2015.

À l'occasion, j'écris ce qu'il est convenu d'appeler de la poésie. J'en commets très peu. De loin en loin, je participe à un concours. L'intérêt pour moi réside dans ce que cet exercice m'aide à capitaliser de la confiance en me montrant que mes facultés cognitives ne sont pas trop atteintes par l'affection dont je souffre. 

Il arrive que cette activité requière quelques modestes contributions financières que je préfère régler par chèque puisqu'elles transitent par courrier. Dernièrement, j'ai eu besoin de deux chèques de 15 et 20 €. Primo, cela me dérange d'avoir dû les demander, parce que j'estime que mon curateur n'a pas à mettre son nez dans quelque chose d'intime qui ne le regarde pas. Secundo, en quoi, pour obtenir ces chèques (d'un montant ridiculement bas) concernant une activité privée, devrais-je me justifier et me voir contraint à produire des reçus ? D'autant que ce sont des dépenses courantes que j'entends régler avec l'argent de mon quotidien. (Violation de la charte, articles 4 et 7). 

Ceux à qui j'adresse ces chèques au nom du P*** ne sont pas stupides, ils peuvent en déduire que je suis sous tutelle ou curatelle, or j'estime qu'elles n'ont pas à le savoir. En l'espèce, mes droits au respect de la vie privée et ceux qui concernent la confidentialité sont foulés aux pieds. (Violation de la charte, art.13).

Je note ici, de la part de Mme C*, une volonté, équivoque, de ne pas vouloir se rendre compte du problème. Lorsque je lui parle de la possibilité d'avoir un chéquier sur lequel figure mon nom (même si ce n'est pas moi qui en dispose), elle évacue la question. 

Ce que je veux n'a pas d'intérêt aux yeux du P***, ce que je dis ou pense n'en a pas davantage. Pas plus qu'il ne croit utile de me communiquer des informations de base, il ne se sent obligé de requérir mon avis (ou il le fait après coup) pour des opérations qui me concernent quand même au premier chef. (En contravention avec les articles 1 & 3 de la charte)

Avant d'avoir le P*** sur les endosses, j'avais dit à une assistante sociale de la CARSAT, que tant que je ne connaissais pas le montant de ma retraite, je ne voyais pas l'intérêt de prendre une mutuelle. Aussi, quand j'ai appris ma ré-adhésion chez R*, j'ai trouvé que c'était gentil de la part du P*** de m'avoir fait la surprise. Il se peut que ce fût le plus rationnel, il n'empêche que n'ayant aucun revenu, nous aurions pu en débattre. 

En effet, je ne touche plus un seul centime depuis le premier septembre 2014, or, et en outre, consultant un document du P***, je constate qu'en décembre sont débités coup sur coup : 1) 62,23 € ; 2) 96,94 € ; 3) 62,23 €. Au titre des frais de gestion semble-t-il. S'il est juste d'y contribuer, j'aurais quand même apprécié d'être tenu au courant et de savoir sur quelle base ils ont été calculés, puisque je ne dispose d'aucun revenu. Quel pourcentage de 0 € faut-il prélever pour arriver à la somme de 221,40 € ? Il n'est au pouvoir d'aucun type, même titulaire de la médaille Field, d'obtenir la réponse, mais le P*** y parvient (sans, toutefois, expliquer comment). Questionnée, Mme C*, en cela présentant de fortes affinités avec l'anguille est arrivée à ne jamais me répondre. 

« Je » est devenu un simple objet que l'on peut manipuler à sa guise.

Je mène une vie sobre, je ne bois pas, ne me drogue pas, je ne sors pas, ou peu, je ne suis pas un ludopathe, ni un accroc du stupre, on ne peut me reprocher aucune dépense inconsidérée, en dehors des sommes que je voudrais consacrer normalement à mes enfants (ce que je ne puis faire, viol de l'art. 5 de la charte) et les minces débours consacrés à mes activités d'écriture, je n'ai guère d'exigences. Or, ce peu semble encore trop. 

Exemple dérisoire à en pleurer : j'ai signalé (de façon évasive, il est vrai), début décembre que l'un de mes radiateurs ne fonctionne pas, afin de faire intervenir un réparateur. J'ai réitéré plus formellement ma réclamation le 7 janvier. En cet instant où j'écris (le 6 février), je l'attends toujours, cette intervention.

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