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Témoignages, p. 57.

Voilà ce que dit notre pourfendeuse de dicta-tuteurs, Valérie Labrousse, au sujet de la « protection des adultes vulnérables » : « On retrouve toujours les mêmes mécanismes de connivences entre les affaires sociales, la justice et la médecine. Ce sont des mécanismes silencieux, d'omerta et dignes de ceux utilisés par les mafieux. En effet, même quand les faits sont flagrants et que les victimes réussissent à porter leur affaire en justice, rien n'est fait car tous les acteurs qui sont en face d'elles sont liés entre eux. Aussi, les victimes se retrouvent bien souvent seules. Ce qui peut avoir des conséquences très graves. Certaines personnes en meurent très lentement ». 

Les zélateurs hygiénistes de Gobineau qui osent affirmer que les écrits de Valérie Labrousse ne sont qu'un catalogue de sornettes seraient bien avisés, puisqu'ils sont aveugles, de ne pas parler de ce qu'ils ne peuvent pas voir. 

Apprenez-le, gentils médiocrates, le droit de tout dire n'est pas le pouvoir de dire n'importe quoi. 

En effet, ces problèmes que la clique des révisionnistes tutélaires ne veulent pas voir existent pourtant bel et bien. La preuve en est qu'ils ont fait l'objet de deux rapports publiés en septembre 2016. 

Le premier émane du Défenseur des droits, le second est publié par la Cour des Comptes. Excusez du peu. 

Ils soulignent l'un et l'autre des anomalies inacceptables dans le traitement réservé aux personnes placées sous ce régime, dénonçant l'inexplicable absence de contrôle des tuteurs et des curateurs, quelque chose qui ressemble foutrement (si je peux me permettre) à une volonté délibérée de les laisser faire ce qu'ils veulent. Sinon, pourquoi les juges des tutelles et les procureurs de la République eux-mêmes continueraient-ils à encourager les tuteurs dans leurs entreprises merdoyantes en posant sur eux la couverture rassurante de leurs grandes ailes juridiques ?

 

1) Le dossier du Défenseur des droits intitulé « Protection juridique des majeurs vulnérables » fait 86 pages. 

Extrait de la page 7 de ce document. 

« Dans ses analyses et recommandations, le Défenseur des droits s'appuie sur les réclamations concernant les majeurs protégés qui lui sont adressées, qu'il s'agisse des réclamations traitées par les services du siège ou par l'un des 400 délégués du Défenseur des droits présent dans l'un des points d'accueil répartis sur l'ensemble du territoire. Le Défenseur des droits a ainsi pu relever un certain nombre de difficultés récurrentes. Celles-ci concernent notamment : 

- des contestations de placement sous mesure de protection par le majeur protégé ; 

- des problèmes de gestion de la mesure de protection : retard dans le paiement des loyers, impôts, gestion des comptes bancaires (…) ; 

- des contestations des comptes de gestion ; 

- des absences de réponse du juge ; 

- des contestations du montant des sommes allouées aux majeurs protégés par le curateur ou le tuteur ; 

- des contestations de la nomination du MJPM, notamment lorsque les familles souhaitent gérer la mesure de protection ; 

- des difficultés rencontrées par des majeurs sous mesure de curatelle qui sont accueillis dans des établissements de soins situés dans un pays limitrophe ; 

- des difficultés liées à la mise en œuvre du mandat de protection future ; 

- des difficultés d'appréciation du passage de l'aptitude à l'inaptitude (…). »

 

2) Pour sa part, la Cour des comptes s'est fendu d'un rapport de 117 pages : « La protection juridique des majeurs ». Échantillons : 

« Page 6. Les dysfonctionnements du régime de protection juridique des majeurs relevés par la Cour dans le présent rapport ont été partagés avec une large représentation des acteurs concernés. 

Page 9.  En adoptant la loi n° 2007-308 du 5 mars 2007, le législateur a d'abord souhaité replacer le majeur protégé au centre du régime, en lui conférant des droits renforcés [...].

La mise en œuvre de la loi n'a toutefois pas été à la hauteur de ses ambitions. 

Page 11. Le très faible niveau de contrôle des mesures et des acteurs est alarmant.  

Page 12. Le principal problème de la protection juridique des majeurs est qu'elle n'est pas structurée et souffre d'une sous-administration manifeste. 

Page 29. Corriger les « dérives » de la protection des majeurs. 

Page 37.  Le renforcement des droits des personnes et la priorité à la protection familiale ne sont pas toujours vérifiables. 

Page 60. La qualité de la protection et son contrôle demeurent très insuffisants. 

Page 61. Une gestion des mesures de protection préoccupante ». 

 

Malgré la publication de ces deux rapports, et une cascade d'affaires judiciaires liées aux exactions, c'est-à-dire aux violences tutélaires, il reste quand même un beau paquet de négativistes invétérés qui persistent dans leur déni primaire de la réalité  pendant que d'autres avancent toujours le même argument qu'ils voudraient décisif : « Oui, mais tous les tuteurs ne sont pas des salopards ». Évidemment ! Et alors ? Parce que tous les mecs ne sont pas des violeurs, cela signifie-t-il que les viols n'existent pas ? Donc, le viol ne serait pas un problème et il ne faudrait pas en parler ?

Sans compter ceux qui n'ont rien fait, les presque innocents qui, malgré qu'ils fussent au courant, ont protégé les porcs en se taisant. 

Eh bien, messieurs-dames les presque innocents, aidez-nous à liquider les fumiers...

Ou continuez de vous taire. 

 

On en revient toujours au même point avec les primates, chopés la main dans le sac, ils soutiennent effrontément que c'est le sac qui les a agressé. Le pire étant qu'il se trouve toujours des bouffons pour les défendre. 

Luc, Évangiles, 23. 34 : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font ». Or, s'ils sont trop cons pour savoir ce qu'ils font, comment le reconnaîtraient-ils ? 

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