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La loi de la bêtise, p. 45.

Le fait d'avoir besoin d'une mesure d'assistance ou de protection est une chose, mais en quoi cela justifie-t-il qu'une personne dans cette situation se retrouve à la merci de dangereux crétins qui recourent à des méthodes de décervelage intensif pour assurer leur emprise sur les « protégés » confiés à leurs « soins ».

Les personnes vulnérables n'ont pas à tolérer que des terroristes anencéphales incapables de distinguer un être humain d'une carotte ou d'une boîte de conserve viennent, au nom d'une « protection » en trompe-l'œil, s'imposer chez elles, faisant ce qui leur plaît en les envoyant paître quand elles les interrogent, au motif qu'ils n'ont aucun compte à leur rendre. 

C'est en vain que les victimes tirent la sonnette d'alarme. 

On ne peut qu'éprouver une profonde aversion (et une grande méfiance pour les lois qui couvrent leurs actes) à l'égard des crapules qui trouvent naturel de traiter ces gens comme s'ils étaient leurs jouets. Lorsqu'on place des personnes sous le régime de la curatelle ou de la tutelle, c'est pour les protéger, non pour les dépouiller de leur humanité et de leurs biens. De quel droit la France se permet-elle de faire d'elles des objets ? Pas de réponses ! Pourtant, en leur qualité de citoyens, elles leur sont dues, car la loi leur appartient, (et non pas aux juges). Non mais, on se croit où, là ? On n'est pas chez Staline, Pol Pot, Adolf, ou alors, disons-le franco, si c'est le cas. 

Aucun humain digne de ce nom ne peut se plier à des lois objectivement insanes qui font de lui un esclave, un animal domestique ou un simple outil au seul motif qu'il est sans défense. Devons-nous accepter une existence qui ne nous appartient plus, confisquée qu'elle a été par des êtres qui n'ont de l'humain, mis à part la figure, que son côté bestial ? 

Les témoignages qui l'attestent pullulent : dans bien des cas, la « protection » n'est qu'un dispositif barbare destiné à dépouiller de leurs droits fondamentaux des gens dont le seul tort est de ne pas savoir - ou pouvoir - se défendre. Elle est où la dignité de l'Homme qu'a juré de protéger un État français manifestement parjure puisqu'il se dote de lois qui lui permettent de la profaner ?

 

Impossible de continuer sans un mot sur l'expertise psychiatrique. En dehors de cas bien précis, reconnus, répertoriés, quelle part les psychiatres connaissent-ils de l'esprit humain ? Dix pour cent peut-être, en étant large ? Pour ne donner qu'un exemple banal, ils ne sont même pas capables de prévoir la récidive des déviants sexuels. Alors l'expertise des psychiatres, sauf dans des situations particulières et bien définies, on me permettra d'en tenir compte, peut-être, mais avec quatre-vingt dix pour cent de scepticisme. 

Nous ne nous attarderons donc pas sur la question, il y aurait trop à dire, notamment sur la question des experts auprès des tribunaux et sur les charlatans (il y en a) qui brisent avec désinvolture l'existence d'une personne après un examen bâclé en trois ou quatre minutes. 

(La psychiatrie et la putainerie tutélaire font bon ménage, voir cvjn.over-blog.com)

Pour étayer ses décisions, en particulier quand elle est dans le brouillard, la justice se repose sur une psychiatrie dont on pensera ce que l'on voudra mais qui n'a rien d'une science rigoureuse. La preuve par la psychiatrie ? Et pourquoi pas par l'astrologie ou l'extispicine, tant qu'on y est ?

Priver des êtres humains qui n'ont que leur faiblesse à se reprocher, de leur dignité, de leur liberté, de leurs droits sur la seule foi des élucubrations d'un psychiatre dressées après un examen sommaire, vous m'excuserez de vous le dire sans fioritures, messieurs-dames les magistrats, mais j'appelle cela du foutage de gueule, de la mystification, de l'arnaque. Ridicule, ça l'est sans conteste, mais respectable, sûrement pas, intelligent, encore moins.

C'est amusant, cette justice qui pratique les arts divinatoires et consulte les oracles, mais ce n'est pas rassurant. 

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