· 

Sylvie Velghe, p. 39.

Pour conclure. 

Comment peut-on confier (trouvant normal de le faire) des malheureux à la « protection » de cerbères décervelés  qui s'autorisent à les réduire à l'état de chose en les spoliant de leur humanité ? 

Mme Sylvie Velghe est morte parce que nos élus n'ont pas les couilles de désarmer cette « putainerie tutélaire » qui détenant la kalach' de l'autorité échappe à tout contrôle.

Alors qu'on le sait depuis des années, certaines associations (ou des particuliers) mandatées à la protection des adultes vulnérables usent de pratiques inqualifiables sans être inquiétées, et sont, du reste, encouragées à s'y livrer puisque, lorsqu'il reçoit les courriers qui les dénoncent, l'appareil judiciaire les ignore, désignant objectivement ces pratiques comme légales.

Mais puisque Mme Sylvie Velghe, dont le seul crime était d'être faible, en est morte, puisque c'était prévisible, puisqu'il existe maintes dénonciations qui attestent ces agissements que l'on sait dangereux, puisqu'on a malgré tout laissé faire, nous sommes habilités à déclarer que Mme Sylvie Velghe est morte non par accident mais assassinée par la « bêtise », ou, plus précisément, par l'indifférence.

Et la bêtise n'est pas une excuse, sinon, il faudrait excuser les Nazis, (au reste, étant son propre moteur, elle n'a pas besoin de mobiles.)

Quant à ce qu'est l'indifférence ? On voit, on sait, mais on préfère ne pas croire. On laisse faire. On se tait. 

Elle est la forme passive de cette « bêtise » qui chaque année envoie des centaines de personnes à la mort ou, plus sûrement, des milliers, que ce soit par suicide ou par d'autres moyens.

 

Dans ce pays, il va bien falloir qu'un jour on en vienne à faire le « Nuremberg » de la protection des adultes vulnérables.

Écrire commentaire

Commentaires: 0