· 

Sylvie Velghe, p. 35.

Je suis certain que le tuteur a fait son boulot en professionnel, respectant scrupuleusement (c'est-à-dire sans penser) son cahier des charges, et qu'il n'a rien à se reprocher.

L'absence de conscience, c'est-à-dire le manque d'humanité, dénonce comme abruti celui qui en souffre, mais l'on ne condamne pas les gens pour cela, (sauf en cas de dommage à grande échelle, exemple, Nuremberg) et puis l'absence de conscience est un handicap. Qui oserait s'en prendre à un handicapé ? (Je veux dire en dehors d'un nazi, d'un politicien, d'un tuteur ou d'un curateur… et d'un juge).

Autre considération, ces mainbours relèvent souvent d'associations dont le premier souci est la pérennité économique de leur boutique à laquelle elles subordonnent froidement l'intérêt du « protégé », en totale contradiction avec l'esprit de la loi et au su et au vu de celle-ci.

Rappel des règles de base qui président au régime de la protection :

1) La personne, même sous protection judiciaire, bénéficie de tous les droits dévolus à un citoyen majeur. (À commencer par celui d'être entendu).

2) La protection juridique a pour finalité l'intérêt de la personne vulnérable, en favorisant, dans la mesure du possible, son autonomie. 

Holà ! M'objectera-t-on, ce rappel est en totale contradiction avec les pratiques décrites jusqu'ici. 

La Loi violerait-elle la Loi au nom de la Loi ? 

Rappelons qu'il existe, d'une part, des lois nationales qui protègent l'individu en garantissant ses droits et, d'autre part, des chartes et traités internationaux qui condamnent les atteintes à la dignité humaine. 

Pourquoi la France feint-elle d'ignorer les uns et les autres dans son entreprise de sous-hommisation tutélaire ? 

Lorsque l'appareil judiciaire chargé de les appliquer interprète les textes en leur faisant dire des choses qui détournent leur esprit, allant parfois jusqu'à soutenir l'opposé diamétral de ce qu'ils veulent réellement dire, comme c'est le cas quand elle choséifie une femme ou un homme, à quoi dois-je me conformer : à la Loi ou à l'appareil qui en détourne l'esprit ?

La Loi nous apprend que la Justice a force de loi, nous devons nous soumettre à ses décisions. 

- Même quand elle détourne la Loi ?

- Surtout !

Conclusion, la Loi, c'est la Loi, en particulier quand elle dit que la Loi ce n'est pas la Loi !

Comme on le voit, c'est ridicule mais ce n'est pas compliqué, et cela explique que l'on puisse être mis hors la loi au nom de la loi, problème majeur de la protection des adultes. 

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    Philippe chevrel (lundi, 17 septembre 2018 07:55)

    Démission des juges, mandataires avocats qui n'appliquent pas les lois de la République. Arrêtez de faire des lois, elles ne seront pas appliquées. Que fait on de la maltraitence humaine ? J'adore les animaux mais avant occupons nous des personnes vulnérables, vieux, handicapés, enfants et faisons quelles soient hyper protégées et non abusées par la corruption de la fameuse justice du pays des droits de l'homme.

  • #2

    P. K. (lundi, 17 septembre 2018 08:06)

    Nous sommes sur la même ligne, Philippe.
    Je précise, j'adore les animaux et le pognon, mais priorité à l'humain.