GNADENTOD. Sylvie Velghe, p. 25.

Idem, Mme Sylvie Velghe est morte des suites de cette impuissance de l'appareil judiciaire à prendre en compte la réalité humaine (puisqu'elle n'existe pas pour lui) et les besoins qui en découlent. 

Les responsabilités de cette fin immonde de Mme Sylvie Velghe seront-elles jamais établies  ? 

C'est qu'en « démocratie » une telle abomination étant impossible (on est obligé de le croire), elle ne peut pas s'y produire. Dans cet ordre d'idée, il faut se souvenir que, s'adressant aux Alliés, dans les années 40, Jan Karski ne put faire admettre, compris à des juifs, ce qui se déroulait dans les camps européens. C'était incroyable, donc, ce n'était pas possible. 

 

C'est pour nous faire avaler ses pilules, que l'« État de droit » démocratique se dote d'un système juridique dédaléen. Afin de garantir son impartialité, il le veut aveugle, ainsi ne se laisse-t-il pas abuser par les apparences qui égarent les gens du commun. La Justice ne reçoit que les preuves. Les faits en eux-mêmes n'ont de réalité légale qu'à certaines conditions. Pour devenir preuve, un fait doit être attesté par des témoins fiables. Quand les témoins ont intérêt à ne pas les voir, les faits n'existent pas. (Voir harcèlement en général et suicides en entreprise en particulier.)

Notons au passage que la Justice ne répond de ses actes que devant elle-même. Elle est autonettoyante. 

 

En démocratie, le Droit prime les lois physiques, les dieux, la vérité. Quand la vérité entre en conflit avec l'intérêt démocratique, il suffit à la Justice de déclarer la vérité illégale pour la rendre irrecevable. (Les démocraties adorent pouvoir tuer Socrate légalement).

Par ailleurs, dans les organisations bureaucratiques (administrations, entreprises, collectivités diverses,) qui reposent sur la polyarchie, c’est-à-dire sur l’impossibilité de déterminer précisément qui fait quoi (c’est d’ailleurs le but du jeu), il est impossible de désigner un responsable, (j’entends, un individu que l’on peut identifier de façon irréfutable). Or, lorsque les organes de décision sont ainsi dilués qu’on ne peut désigner nommément un coupable, la règle est limpide : « pas de coupable, alors pas de faute ». 

Par conséquent, en l'absence de coupable, et puisque la vérité est illégale, considérant, en outre, qu'étant autonettoyante, la Justice ne saurait être incriminée, on ne peut faire autrement que conclure de la mort de Mme Sylvie Velghe qu'elle n'est qu'un accident domestique.

Pourquoi l'époux de Mme Jacqueline S* n'a-t-il pas été neutralisé ? Pourquoi Mme Sylvie Velghe a-t-elle été abandonnée à elle-même alors qu'elle était sous « protection », ce qui veut dire qu'on savait qu'elle n'était pas responsable et qu'elle devait être suivie ? Réponse : Elles n'étaient pas « égales » en droit faute d'avoir eu les moyens de s'offrir le luxe d'avocats spécialisés, d'experts autorisés, de témoins respectables et de procès à rallonge et onéreux. Elles étaient faibles. Elles étaient seules. La faiblesse est un crime, elles l'ont payé. 

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