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LA PUTAINERIE TUTÉLAIRE. La France qui fabrique des fous, p. 17.

Comment discuter avec des gens qui croient intelligent d'être bêtes ? Leur logique tient en peu de mots : « C'est moi qui tiens le flingue, donc, tu as tort ». (Postulat qui fonde l'État de droit). 

Pourquoi laisserions-nous un appareil judiciaire opaque s'approprier, alors qu'il n'est que le commis de la Cité, le nôtre, des lois qui nous appartiennent à tous ? Pourquoi, ces lois qui sont là pour garantir nos droits deviennent-elles entre ses mains un outil d'oppression voire de destruction des libertés (et parfois des individus) ? Pourquoi les gens fragiles, les plus vulnérables, les pauvres, les dysgénètes sont-ils la cible prioritaire de cet épurateur social quand bien même certaines de ces personnes n'ont rien à se reprocher que d'être faibles ? Car les faits parlent : dans ce pays la faiblesse est tenue pour criminelle. Ce qui nous amène à l'essentiel, comment peut-on appeler « démocratie » un régime qui fonctionne sur un modèle dont la brutalité n'est pas sans rappeler les outrances du nazisme ? 

En France, nous avons un appareil judiciaire qui, tordant ostensiblement les principes reconnus et désignés sous le nom de « droits de l'Homme », se donne le pouvoir de dépouiller des attributs de leur humanité des personnes innocentes. Là-dessus, lorsqu'il les a brisées, détruites, décérébrées, (puisque ça revient à cela que réduire les gens à l'état de choses,) elle les laisse « crever » dans un coin d'une mort qu'on ne réserverait pas à celles d'entre les bêtes que l'on regarde comme les plus répugnantes. L'absence, au sein de la collectivité, d'une réaction proportionnée à l'atrocité de l'acte en dit long sur son degré d'abrutissement. Au nom de quoi la Loi pourrait-elle rendre légale des forfaits que l'on dénonce comme inacceptables lorsqu'ils sont commis par des populations que l'on tient pour barbares ? 

En démocratie, la justice appartient à la Cité et non aux commis, (magistrats, législateurs, gardiens du temple), qui la confisquent pour la mettre au service du marché (Mammon). Elle doit des comptes au citoyen. Ce dernier ne peut tolérer de son appareil judiciaire qu'il se comporte comme la sainte Inquisition, une mafia ou une secte. Et puisque la justice lui doit des comptes, qu'elle les rende ! 

Que ce soit au nom des dieux, de la justice, de la République, ceux qui croient naturel de traiter ou de laisser traiter leurs semblables comme des rasoirs jetables doivent répondre devant la Cité de leurs actes lorsqu'ils sont 

incompatibles avec la dignité que tous sont en droit d'attendre. On n'a que faire de leurs titres. Nul n'est au-dessus de l'humain, ni les prêtres, ni les juges, ni les mandarins, ni les rois.

L'impunité des juges, la Justice autonettoyante, ça suffit ! 

On fait quoi quand le premier juge venu a le pouvoir de réduire une personne sans défense à l'état de « chose », ce qui lui permet, puisque les « choses » n'ont pas le droit d'avoir des droits, de la mettre hors la Loi au nom de la Loi ? (Le terrorisme judiciaire procède du crétinisme, mais apparemment le crétinisme est une vertu démocratique puisque tous semblent le trouver « légitime »). 

Faut quand même tenir une sacrée couche pour faire l'éloge d'un État de droit quand la bêtise y fait la loi. 

 

Il n'est pas niable que les pratiques tutélaires ici décrites soient une façon de rendre l’autre fou. Elles font d’autant plus de dégâts que l'attitude de déni fréquemment observée chez ceux qui auraient le pouvoir d’y mettre un terme a pour résultat de les encourager en les laissant impunies. 

« Quand on est victime d’une agression contre laquelle on n’a pas les moyens psychiques de lutter, il peut y avoir accentuation de traits de caractère préalables ou apparition de troubles psychiatriques. Il s’agit d’une véritable aliénation, au sens où une personne est dépossédée d’elle-même, où elle devient étrangère à elle-même. […] Quand le but de l’agression est de détruire l’autre, de le priver de son identité, on n’a, pour se protéger, que deux solutions, se dédoubler, ce que les psychiatres appellent la dissociation, ou renoncer à son identité. 

Ces événements provoquent une rupture, plus rien ne sera jamais pareil. On en ressort changé. » (M.-F. Hirigoyen). 

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