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LA PUTAINERIE TUTÉLAIRE. La France qui fabrique des fous, p. 16.

À partir de décembre 2014, je vais essayer d'expliquer patiemment, mais sans résultat, que je ne suis pas une chose à des êtres qui, réfutant le témoignage du réel, persistent à se comporter à mon égard comme si j'en étais une. Les nazis non plus n'étaient pas capables d'opérer la distinction entre ce qui est humain et ce qui ne l'est pas.  

Aurais-je dû accepter de me soumettre à cette forme insidieuse de torture qui consiste à ravaler des hommes au rang d’objet ? Une conduite entrée dans les mœurs, approuvée, établie, banalisée, entérinée par l’usage. L’usage consistant à faire comme tout le monde, on arrive à croire qu’il définit le « normal ».  Mais le « normal » est-il le « légitime » ? 

Lorsque je suis placé sous le régime de la curatelle renforcée (jugement du 14/09/2014), je suis loin de me douter des retombées que cette mesure va impliquer : je n'ai plus le « droit » d’exister.

Quelle attitude adopter face à des gens qui trouvent raisonnable : 

- De traiter leurs semblables comme des objets ?

- De leur confisquer leur propre vie ?

- De leur interdire l’accès aux informations qui les concernent eux, et eux en priorité ? 

- De leur dénier le droit de penser, d’avoir une conscience ?

- De les couper de tous moyens d’expression ? (Sachant que le droit de s’exprimer de l’émetteur ne vaut qu’accompagné du devoir d’écoute du destinataire. Faire semblant d’écouter n’est pas écouter). 

Traiter une personne comme un objet, la couper de l’accès à des données qui concernent sa vie privée relève davantage de la posture perverse que du simple abus de pouvoir. 

Sous-hommisé, et par là privé de tous ses droits, le « protégé », lui qui n'est ni un criminel, ni un délinquant, ni un terroriste, ni un forcené, est littéralement mis hors la loi et ceci au nom de la Loi ?! 

En quoi est-on tenu par une autorité qui juge dans l’ordre de traiter les humains comme des objets ou de les garder en laisse et muselés ? Ceci sans motif autre que le caprice à elle dicté par le bon plaisir d'un législateur sans âme ? (Un bon aryen, lui, et respectable). 

Les Lois doivent s’appliquer dans le respect des principes et de l’esprit démocratiques, puisque c'est dans ce cadre qu'elles sont élaborées. Et nous ne voyons pas à quel titre le P*** pourrait se soustraire à une obligation d’humanité qui s’impose à tous. « Au nom de la Loi », nous objecte-t-il. Donc, je serais devenu une chose parce qu'une loi idiote l’a décidé ? Ce qui impliquerait que le réel se trompe ? L'autorité aurait le pouvoir de récuser les donnés du monde objectif ? La Loi serait un genre de religion mais en pire ?

Parce que l'obéissance aveugle est le génie de ceux qui ne pensent pas, tenant pour une idole ce qui n'est qu'un outil, la bêtise, toujours, se prosternera devant la loi. 

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