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LA PUTAINERIE TUTÉLAIRE. Une prison qui ne s'avoue pas, p. 14.

Qu’y a-t-il de plus violent que de confisquer son espace privé à un individu en le coupant des données concernant sa propre existence ? Comment nommer cette façon d’agir ? Spoliation ? Dépossession ? Expropriation ? Se donne-t-on la peine d'en donner la raison ? Non ! Le « protégé » n'est qu’un objet. « On » considère qu'il n'a pas le droit de penser, qu'il n'a pas à savoir. 

Une pareille profanation de son intimité constitue au sens propre un viol de son identité. On s’attendrait à voir sanctionnée une telle brutalité. Rien ! 

Si l'État français ne se donne pas les moyens de réprimer ces débordements, c'est qu’il les tient pour légaux. Les jugeant tels, il donne raison à la violence, il l'encourage. 

De quel droit se permet-il de doter son appareil judiciaire du pouvoir de dépouiller un individu de son humanité ? Il n'y a pas de caractère sacré de la loi, soit elle est légitime et son autorité s'impose à tous, soit, comme ici, elle viole les principes qui la fondent, et alors, il faut la combattre. 

La conscience n'est pas tenue par les lois de la bestialité. (Ou, si l’on préfère, la loi des singes ne s'impose qu'aux singes). 

Trop de MP (majeurs protégés) sont abandonnés aux caprices du système détraqué de la « protection » via des MJPM (mandataire judiciaire à la protection des majeurs) qui usent à leur égard de procédés ouvertement pervers avec la bénédiction d'un appareil judiciaire apathique. Faute de moyen ? Pas toujours ! 

 

« La nature ne destine à vivre que les meilleurs et anéantit les faibles. » (Adolf H.). On le voit, question spiritualité, avec sa « putainerie tutélaire », la France puise son inspiration dans ce qui se fait de mieux.

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