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LA PUTAINERIE TUTÉLAIRE. - Une prison qui ne s'avoue pas, p. 13.

Témoignage type des sinistrés des tutelles. 

« Au départ, je m''imaginais que j'allais être aidé, mais ce régime de la « protection » auquel « on » m'a soumis, au lieu de celui que j'espérais, s'est révélé très vite ressortir ouvertement de l’oppression et de la coercition. J'attendais d’être relevé, soutenu, stimulé, tiré vers le haut, or, « on » me vole son identité, « on » me dépouille de son humanité, « on » me réifie, « on » me coupe de ma propre existence, « on » me censure, « on » m’asphyxie. (« On », c'est d'une part l'organisme de tutelle, de l'autre l'appareil judiciaire).Je suis infantilisé, traité comme un déficient mental, d’une façon incompréhensible en raison de ce que mon état intellectuel ne justifie en rien un tel traitement. »

Le plus grave c'est qu'au nom de lois douteuses, la « protection » assigne à ses patients un statut d’irresponsables qui met en péril l'équilibre psychique de personnes déjà fragilisées à cet égard. Là-dessus, on leur inflige un régime qui s’apparente à de la détention arbitraire, au mieux à une assignation à résidence, on les prive de leurs droits fondamentaux, l'accès à leurs données personnelles leur est refusé, on les enferme dans le carcan d’un « langage totalitaire » qui leur dénie le droit de penser en leur interdisant un accès réel à la parole. Ces agissements relèvent de la contrainte mentale en ceci que par ce moyen, « on » les dépersonnalise en les réduisant à l’état de chose. Or, les méthodes qui sont employées à leur égard sont dangereuses et reconnues comme telles par la neuropsychiatrie car de nature à induire des troubles graves chez ceux qui y sont exposés. 

« On » ne leur explique rien, « on » ne leur dit rien, « on » ne répond pas à leurs questions. « On » a posé sur elles la chape de l’arbitraire, et d'un arbitraire d’essence terroriste. (Le terrorisme, c’est la gestion des individus par la terreur. La terreur est un procédé de gouvernement, permettant à un pouvoir de briser, à force de mesures, et jusqu’aux plus extrêmes, la volonté de ceux qui lui résistent.)

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