LA PUTAINERIE TUTÉLAIRE - Les pieds dans le plat nazoïde, p. 8.

La fonction de l'appareil judiciaire est d'appliquer la Loi, pas de faire de l'humanitaire. Les rapports humains ne sont pas de son ressort. C'est dommage, parce que la « protection » c'est d'abord de la gestion de l'humain avant que celle des contrats. Nier la réalité de l'individu, autant dire le tuer, au prétexte de garantir ses droits, c'est idiot. Pourtant, si j'en crois mon expérience et ce que rapportent de la leur ceux, trop nombreux, tombés sous le joug des tutelles et que j'entends fulminer contre elles, il semble avéré, au motif de cette « protection » fuligineuse, que c'est bien ce que fait la loi. Au nom de textes ignobles, les institutions confisquent leur existence et leurs biens à des personnes en difficulté, les dépouillent de leurs libertés fondamentales, de leur dignité, pour, au final, les ayant métamorphosés en végétaux, leur dénier la capacité d'avoir une volonté propre, ceci après les avoir coupé des informations concernant une identité dont elles sont, par le fait, dépossédées. Au nom d'une loi inique, on les dépersonnalise, on les chosifie on les enferme dans une bulle dont leur parole ne peut franchir les parois, on les brise mentalement, rendant invivable leur quotidien, on les tue à petit feu. Peut-on laisser le soin d'assurer la défense et la sauvegarde d'êtres humains à un vulgaire appareil, tout judiciaire soit-il, qui les broie par ignorance car il n'est qu'une machine dépourvue de conscience ? 

 

Y a-t-il quelque enseignement à tirer de ce bourbier de la « protection » ? Quand la bêtise est en action, quand c'est elle qui fait la loi, je ne suis pas sûr qu'il y ait quoi que ce soit à comprendre. Sinon ces gens-là, les choséifieurs, reproduiraient-ils des mécanismes dont la manifestation la plus frappante (mais non la seule) endeuilla le deuxième quart du vingtième siècle ?

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